Nancy

Jeudi 30 juillet 2009

Dans le cadre des articles issus du café du commerce, en fait la Picola Mama sis place des Vosges à Nancy, je suivis bien malgré moi (je ne suis pas voyeur, enfin, écouteur habituellement), une discussion traitant d'une mise en fourrière quelque peu rapide au goût des interlocuteurs : Stationné légalement sur une place dûment matérialisée, l'un des protagonistes s'était fait enlevé sa voiture sur un dépassement de la tranche horaire de l'ordre de deux heures.

Je ne puis juger de la véracité de l'histoire, mais pourquoi pas. Je me dis simplement que c'est vraiment ballot de voir son véhicule emmené en fourrière pour cause de non paiement de la dîme, alors que je ne pus moi-même stationner ma 2cv sur la piste cyclable rue Saint-Dizier, tant elle était blindée de voitures en stationnement. Signe d'une impunité à toute épreuve : je n'ai eu aucun mal à stationner sur une place matérialisée à peine 50 mètres plus loin dans la même rue.

Par Winston Smith
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On nous prend pour des jambons

Parce qu'il est des fois où je me demande où les journalistes trouvent leurs sources, comment ils les comparent, et comment ils ils font pour influencer l'opinion publique, je me suis amusé à analyser le discours officiel. Il y a quelques années, c'est la sécurité routière qui tenait les grands titres. Souvenez-vous, on a demandé aux français de bien vouloir allumer leurs feux le jour. Comme un seul homme, les français ont obéi parce que c'était bon pour leur sécurité, ça ne souffrait d'ailleurs aucune discussion : si vous n'allumiez pas tes feux le jour, vous êtiez un mauvais conducteur. Et puis, les médias ont cessé d'en parler, alors le bon peuple a peu à peu oublié ce qui était bon pour sa sécurité : plus personne, même parmi les plus ardents défenseurs de la mesure, n'allume se feux le jour. Souvenez-vous des « barbares de la route » et d'un certain accident à Loriol arrivé à point nommé pour être monté en épingle par le ministre de l'intérieur de l'époque, une certain Nicolas Sarkozy : dépasser les limitations reste mal, parce que dangereux. D'ailleurs, tout le prouve. Il y a consensus, comme on dit quand on n'a pas envie d'être contredit. Mais en vrai, vous n'avez jamais l'impression qu'on nous prend pour des jambons ?

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